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Les ruines de Kemel-Ze

Les ruines de Kemel-Ze, vol. 2 est un livre présent dans :

Il s'agit d'une version légèrement différente de la deuxième partie des Ruines de Kemel-Ze.

Informations Modifier

Contenu du livre Modifier

Je ramassai un morceau de métal abandonné à mes pieds. Il brillait comme au premier jour, car les alliages dwemers résistent à la corrosion des ans. Je me demandai quels secrets attendaient encore, malgré les siècles de déprédations, que je les ramène à la lumière de ce jour qu'ils n'avaient plus vu depuis des éternités. Ces secrets se languissaient, et je serais leur sauveur ! Il ne me restait plus qu'à les trouver. Faisant signe à maître Arum de me suivre, je m'enfonçai impatiemment dans l'obscurité.

Maître Arum, Tuen Panaï et moi-même passâmes plusieurs jours à explorer les ruines tandis que mes assistants installaient notre camp au pied de la falaise et acheminaient notre équipement depuis le village. Je cherchais un point de départ prometteur pour les excavations : dans l'idéal, une salle ou un couloir bloqué par un éboulement, qui aurait pu protéger toute une section des pillards.

Nous en trouvâmes deux, pour nous apercevoir bientôt que d'autres passages permettaient de contourner l'obstacle. Quoique dépouillées de tout ce qu'elles avaient pu contenir, ces premières salles n'en demeuraient pas moins fascinantes pour un archéologue professionnel. Une colossale porte de bronze arrachée à ses gonds par une secousse sismique nous découvrit ainsi une vaste pièce couverte de splendides fresques murales. Même Tuen Panaï s'en émerveilla. L'Elfe noir se présentait pourtant comme blasé, lui qui avait selon sa formule « exploré toutes les ruines dwemers que compte Morrowind ». Ces fresques semblaient représenter une cérémonie religieuse au cours de laquelle des Dwemers à longue barbe blanche avançaient en procession, inclinés devant la silhouette massive d'un dieu gravé sur le mur du fond, immobilisé dans la pierre alors qu'il quittait un cratère et posait le pied sur un nuage de fumée ou de vapeur. Selon maître Arum, il n'existe pas d'autres représentations connues des rites dwemers, aussi cette découverte nous procura-t-elle une vive excitation. Je chargeai une équipe d'ouvriers de détacher les panneaux muraux, mais leurs outils se révélèrent incapables d'entamer la surface de la roche. En examinant cette dernière plus en détail, nous nous rendîmes compte que les murs de la salle étaient recouverts d'un métal, de texture et d'aspect semblables à la pierre. Malgré tous nos efforts, rien ne nous permit même de l'ébrécher. J'envisageai quelques instants de demander à maître Arum de faire usage de magie, mais le risque de détruire la fresque était trop grand. Malgré mon désir de ramener cette splendeur intacte, je me contentai de demander à mes ouvriers de se livrer à une simple reproduction par frottage. Si la Société jugeait cette œuvre suffisamment intéressante, nul doute qu'il serait possible de mandater un spécialiste ou un maître alchimiste pour trouver un moyen de détacher cette couche sans les endommager.

Je découvris une autre salle digne d'intérêt au sommet d'un grand escalier en colimaçon, peu praticable suite à l'éboulement partiel du plafond. Cette pièce coiffée d'un dôme contenait en son centre les vestiges d'un mécanisme imposant. Aux constellations peintes que l'on distinguait encore sur la voûte, maître Arum et moi-même nous accordâmes pour voir là une sorte de laboratoire. Le mécanisme central, qui par extrapolation devint pour nous un télescope, n'aurait pu être extrait par l'escalier qu'au prix d'un désassemblage intégral (c'est d'ailleurs cette seule raison qui l'avait protégé des pillards). Je me résignai donc à le laisser tel quel pour le moment. De par sa fonction, il allait de soi que cet observatoire devait autrefois se situer à la surface. Un examen plus poussé de sa structure confirma que nous nous trouvions dans un bâtiment, et non une caverne souterraine. Les autres passages étaient tous obstrués. En mesurant avec précision la distance verticale qui séparait le sommet de la falaise et l'entrée de la ville, puis cette entrée et l'observatoire,  nous estimâmes qu'il se trouvait désormais à plus de 75 mètres sous la surface. Je ne conçois pas meilleure preuve, s'il en fallait une, de la violence avec laquelle le Mont Écarlate avait manifesté sa fureur.

Cette découverte nous encouragea à descendre plus bas encore. À présent conscients de la topographie autrefois émergée, nous convînmes de nous désintéresser des passages supérieurs, conscients qu'ils conduiraient vraisemblablement à « l'extérieur ». Je concentrai plutôt mon attention sur une large galerie flanquée de colonnes gravées. Elle s'achevait sur un gigantesque éboulis, que les pillards avaient tenté de contourner en creusant un tunnel latéral, avant de renoncer. Mais avec nos ouvriers et la magie de maître Arum, j'étais persuadé que nous pourrions réussir là où nos prédécesseurs avaient échoué. Je chargeai donc mon équipe d'Elfes noirs de commencer les excavations, soulagé de voir que la véritable exploration de Kemel-Ze s'engageait enfin. Si tout se déroulait comme je le souhaitais, mes pieds fouleraient bientôt un sol où personne n'avait marché depuis l'aube des temps.

J'étais si excité à cette idée que je poussai sans doute un peu trop mes ouvriers. Tuen Panaï m'apprit qu'ils commençaient à se plaindre de leurs longues journées de travail et que certains envisageaient de s'en aller. Sachant d'expérience que rien ne motive plus les Elfes noirs que quelques coups de fouet, je fis flageller les agitateurs tout en confinant les autres sur site tant qu'ils n'auraient pas dégagé le passage. Loué soit Stendarr, j'avais pensé à réquisitionner quelques légionnaires à Seyda Nihyn ! Tout d'abord bougons, les ouvriers retrouvèrent vite leur entrain après que je leur eus promis une prime d'une journée de paye une fois franchi l'obstacle. Les mesures prises pour mater ce début de rébellion pourront sembler dures à mes lecteurs habitués aux conforts de la civilisation, mais je vous assure qu'il n'existe pas d'autre moyen de s'assurer que ces individus continuent de faire leur travail.

Apparitions Modifier


Les ruines de Kemel-Ze
Les ruines de Kemel-Ze, vol. 1 Les ruines de Kemel-Ze, vol. 2 Les ruines de Kemel-Ze, vol. 3


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